C'est le must dans la cuisine d'un
écolo. Enfin, dans la sous-catégories des haltérophiles. Parce
qu'avec son long manche (en fer) et son épaisseur, elle ne risque
pas de s'envoler. D'ailleurs, chez les plus maladroits, les
carrelages des cuisines risquent de souffrir en cas de chute
accidentelle - mais sans doute inévitable - de ce que d'aucuns baptisent "l'enclume de cuisine".
L'ustensile présente un avantage indéniable : il est en fer, rien qu'en fer. Pas de risque de s'intoxiquer avec le
célèbre Téflon qui, parait-il, nous empoisonne dès que la poêle
ou l'engin de cuisine qui en est intérieurement recouvert subit la
moindre rayure. Depuis plusieurs décennies, nous nous téflonisons
ainsi dangereusement.
Nos grand-mères et
arrières-grand-mères n'en reviendraient pas. On retrouve leurs
bonnes vieilles méthodes. La poêle doit être nettoyée à la
paille de fer, essuyée, puis graissée pour éviter qu'elle ne
rouille.
Ses adeptes ne manquent pas
d'arguments. C'est vrai qu'une poêle, on l'achète pour la vie.
C'est vrai que le fer, notre organisme en a besoin, surtout quand on
habite un pays pauvre et qu'on est sous-alimenté. C'est vrai que
muscler ses poignets en faisant la cuisine, ce n'est pas plus absurde
que de s'y employer dans une salle de gym. C'est vrai qu'une poêle
qui devient noire, c'est sympa...
Coté toxicité, le fer ne fait donc
pas peur. Plutôt moins que le chrome et le nickel qui interviennent
en sa compagnie dans les ustensiles en inox. Mais bien moins que
l'aluminium, désormais tout aussi vilipendé que le téflon.
Pour le cuivre, je ne sais pas. Restons très vigilants. Les chefs étoilés doivent avoir un avis.
Pour éviter tout risque, faut-il
privilégier le four micro-ondes et les boites en plastique ?
Là, j'ai un doute.
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