14 décembre 2014

Un oranger dans mon jardin.

Je dois vous expliquer les choses dans l'ordre.
Un jour, je me suis mis à faire de la confiture de rhubarbe. Tout simplement parce qu'il y avait un pied de rhubarbe dans mon jardin, et que les limaces ne l'avaient pas bouffé, contrairement aux laitues de ma voisine (mais çà, ce n'est pas grave).
Me lancer dans les confitures, c'était forcément toute une affaire.
Au moins deux jours sur internet pour dénicher un mode d'emploi adapté. Finalement, le petit livret trouvé dans un tiroir de la cuisine (et aussi dans les boites de Vit'pris) m'a donné une solution simple, adaptée à mes compétences.
Soyons prétentieux : ma première confiture était excellente. Mais la rhubarbe a repoussé, celle de ma voisine aussi (pas ses laitues), alors j'ai renouvelé l'expérience. J'ai aussi acquis une nouvelle compétence en abordant l'élaboration la tarte à la rhubarbe. Un succès fou.
Et puis, une amie est venue à la maison au mois de juin. Voyant les cerises pourrir sur mon arbre, elle s'est lancée dans les confitures après avoir patiemment dénoyautées ces petits fruits un peu amers. Je l'ai félicitée, et j'ai participé à l'ouvrage en partant acheter du sucre. Elle a poursuivi avec les groseilles. Sans les dénoyauter, faut-il le préciser. Il se trouve que j'avais l'outillage nécessaire dans ma cave, l'extracteur, mais je ne savais pas trop comment m'en servir. L'énergie et le talent de Mireille m'ont impressionné, ses confitures me régalent encore au petit déjeuner.
Et puis quelques semaines plus tard, mon fils, l'américain, est allé au marché acheter des abricots. Là je n'ai rien fait que de gouter et de compter les pots à la fin.
Et enfin, il y a quelques jours, je me suis dis que je ne devais pas être plus bête qu'un autre, et hop, à mon tour d'aller au marché. J'ai cherché des oranges non traitées, et un marchand avec des grosses moustaches m'en a vendu un lot conséquent. Sur le marché, j'ai aussi rencontré des tas d'habitants de mon village. Bien plus que je n'en croise dans les rues de Saint-Maur en un mois !
Revenons aux oranges. Je savais que ce serait plus compliqué. Le zeste, la peau blanche, laisser macérer... Deux heures sur internet (vous avez vu, je vais de plus vite en plus vite), et j'avais ma recette.
Tout s'est terminé ce soir. Je vais attendre quelques jours pour vous donner les résultats.
Sachez cependant que c'est en laissant cuire ma confiture que j'ai eu l'idée de me faire du thé. Sans doute une association d'idées : marmelade, cup of tea, toasts...
Mais avec le thé, il s'est passé quelque chose d'étrange.
Je vois que mon oranger a les pieds dans la mer. Et les kangourous jouent encore à la belote.

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